Être le vent pour des arbres migrateurs

Être le vent pour des arbres migrateurs : atelier de poésie générative.

Je propose un projet d’atelier de poésie générative Être le vent pour des arbres migrateurs. Les participants créent les poèmes basés sur les données des arbres et de leurs sentiments comme les immigrants.D’abord, on va traduire les données collectées par les capteurs (température de l’air, humidité de l’air, température du sol, humidité du sol, angle, lumière ambiante, lumière UV, spectromètre, flux de sève, pression atmosphérique et particules de poussière) en lignes poétiques. Après, on va formuler nos sentiments comme les immigrants et les ajouter dans les poèmes. Le résultat sera publié comme un jardin des poèmes sur le site de projet https://tobethewindforthetree.com/.

Être le vent pour des arbres migrateurs: explication de projet

Être le vent pour des arbres migratoires est un projet basé sur deux idées : l’idée de traduction de données physiologiques d’arbre en mots et l’idée de comparaison de l’état des arbres migrateurs avec l’état et les sensations des hommes migrateurs. 

 C’est en me promenant presque tous les jours dans le parc Montsouris et le parc de la Cité U que j’ai eu l’idée de ce projet pluriannuel. Chacun de ces parcs décrit très soigneusement les arbres provenant de différentes régions du monde. C’est comme si nous nous promenions dans un parc d’arbres immigrés. Le thème des plantes migratrices a été le sujet de la Manifesta de Palerme. J’ai vu pour la première fois l’image d’un arbre flottant dans le parc dendrologique de Shekvetili en Géorgie, lorsque nous y avons rencontré la famille de mon partenaire (en raison de son travail de traducteur des textes politiques, il ne peut pas retourner en Russie pour rencontrer sa famille, nous nous rencontrons donc en Géorgie). 

La dernière itération du projet a eu lieu sous la forme d’un atelier intitulé Être le vent pour l’arbre : jardin de poèmes qui s’est déroulé le 25 mai 2024 pendant l’Histoire de l’environnement III : Loin du jardin, à Luma, Arles (France). Nous avons installé trois capteurs dans les grappes en face des Forges dans le Parc d’Atelier. Nous avons placé un Tree Talker sur un pin sylvestre (Pinus Sylvestris), et deux capteurs assemblés par Evgeny Gerasimenko sur un érable de Montpelier et un chêne vert. Nous avons choisi un conifère, un arbre à feuilles persistantes et un arbre à feuilles caduques endémiques des paysages de Camargue, des Alpilles et de la Crau – les trois types de paysages distincts qui prédominent dans la région des Bouches-du-Rhône. C’est en fonction de ces trois types de paysages que la végétation a été choisie pour le Parc d’Ateliers par Bas Smets. Le Parc d’Ateliers a été créé de toutes pièces : cinq cents arbres ont été plantés, l’étang et un système d’irrigation ont été installés pour recréer un écosystème sur un ancien site industriel. 

Au cours de l’atelier, les participants ont été invités à créer des lignes de poésie pour traduire les changements de onze paramètres : température de l’air, humidité de l’air, température du sol, humidité du sol, angle, lumière ambiante, lumière UV, spectromètre, flux de sève, pression atmosphérique et particules de poussière. Voici plusieurs itérations du poème basées sur ces onze paramètres :

aussi facile qu’une rosée

de s’hybrider

la lune a un visage, est-ce qu’il y a un visage

de vert

sève lente et endormie

l’eau vient des vases de métal

qui retiennent des gouttes d’eau

assez pour transpirer

la douceur de l’air

stable, je ne le suis pas

pour ramasser la poussière

rivale du hêtre

je transpire bien

les sucres des feuilles

lumière pour lumière

pour ramasser la poussière

sève lente et endormie

goutte à goutte

retenant des gouttes d’eau

suffisamment pour transpirer

la douceur de l’air

stable très stable

pour recueillir la poussière

endroit pour dire les mensonges

je transpire bien

moins que ce dont j’ai besoin

nuit étoilée

pour ramasser la poussière

sève lente et endormie

goutte à goutte

plus froide que l’air

assez pour transpirer

la douceur de l’air

stable, je ne le suis pas

pour ramasser la poussière

pour dire les mensonges

A qui s’adresse ce projet:

Ce projet s’adresse au public général  a habitants de Cite U, qui s’intéresse a modes d’expression verbale. Pour participer dans l’atelier il faut écrire petit note de motivation expliquant comment vous êtes connecte a l’idée d’immigration (expérience personnel, familial, les amis étrangers etc).

10 participants 

Comment ce déroulera l’atelier:

12:00  Promenade dans le parc Montsouris et le parc de Cite U avec le discussion d’histoire migratoire des arbres comme ginkgo, sapin, magnolia, céder, platane, séquoia  etc. Les participants va commence a écrire leur poèmes avec les arbres. 

13:00 dejeuner 

14:00 – 15:30  Lectures sur l’histoire de poésie générative a propos de les phénomènes naturelle: tornade, vent, arbres etc.

15:30 – 16:00 – coffee-break

16:00 – 18:00 – Explication de principe générative et écriture des textes personnels des participants  

18:00 – 18: 30 coffee-break

18:30 – 19:30 – Discussion des  résultats et lecture (publique) des textes. 


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